La Religion du Zoroastrisme

 
 
Zoroastriens en Iran
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Le Zoroastrisme s'est développé en Iran au VIIe siècle av. J.-C., puis est plus tard devenu la religion officielle de l'empire Sassanide, qui a régné sur l'Iran pendant quatre siècles avant la conquête par les arabes. Après l'incorporation de l'Iran aux territoires sous joug arabe, la majorité de la population d'Iran s'est convertie à l'islam, et ce processus a certainement été terminé vers le Xe siècle. On estime aujourd'hui le nombre des zoroastriens entre 32 et 45 000 en Iran, principalement concentrés à Téhéran, Kerman et Yazd.
Pendant l'époque Qajare, il existait des discriminations considérables contre les zoroastriens. Au milieu du XIXe siècle, plusieurs milliers de zoroastriens sont partis d'Iran pour l'Inde afin d'améliorer leur statut économique et social, dans un mouvement qui rappelle celui des Parsis. Nombre d'entre eux ont réussi à faire fortune en Inde et ont dépensé une partie de ces fortunes à améliorer les conditions des communautés zoroastriennes en Iran. L'emphase qui a été faite par les Pahlavis sur l'héritage pré-islamique de l'Iran a aussi aidé les zoroastriens à atteindre une position plus respectée dans la société. Nombre d'entre eux ont, durant l'époque Pahlavi, émigré vers Téhéran depuis Kerman ou Yazd et se sont enrichis en exerçant la profession de commerçant ou d'agent immobilier. Pendant les années 1970, les zoroastriens les plus jeunes commençaient à devenir plus nombreux dans les professions libérales.
 
Le Farvahar , l'emblem du zoroastrisme est sur tous les frontons des temples zoroastriens et sur certains monuments, comme le tombeau du grand poète persan, Firdoussi, dans l’ancienne ville de Sous. Il symbolise le progrès, l’évolution et la perfection qui élèvent l’homme et lui apportent le bonheur suprême. Il est basé sur les trois principes fondamentaux : « Les bonnes pensées, les bonnes paroles et les bonnes actions », symbolisées par l’aile à trois branches de Farvahar et l’univers sans fin (le grand anneau central), associés aux deux idéaux essentiels que sont la sagesse (les traits de son visage) et l’amour (le plus petit anneau, symbole de dévouement entre ses mains), se déplaçant en avant pour conduire l’homme vers le progrès, la droiture, et vers un destin heureux (ses ailes étalées).
Atteindre la plénitude spirituelle
« Le Farvahar est à la fois l’ange gardien, l’âme et l’esprit », explique la spécialiste du zoroastrisme, Niloufar Niknam. Guidé par une démarche éthique et une conscience claire, l’homme doit tendre vers la perfection pour atteindre la plénitude spirituelle. Farvahar symbolise cet idéal de la perfection. C’est à Persépolis, l’ancienne capitale de l’empire perse achéménide, que la représentation graphique du Farvahar est la plus aboutie. C’est celle qui a été adoptée comme symbole par les zoroastriens.
Si le Farvahar est l’ange gardien, Ahura Mazda est le Dieu suprême et unique pour les zoroastriens. Il n’a pas de traits physiques, mais c’est un ami authentique, un éternel compagnon de route pour l’homme, qui, toute sa vie, devra combattre le mal. Il incarne par ailleurs l’intelligence suprême, le créateur de l’univers et le maître de la vie et de la sagesse, ainsi que l’a décrit Firdoussi, dans l’épopée du Shahnameh, « Le Livre des Rois ».
 
le temple du feu
 
Le feu ne doit jamais s’éteindre
Dans tous les temples zoroastriens, le feu brûle et ne doit jamais s’éteindre. Il est considéré comme la substance la plus pure qui soit sur la terre, il purifie et élime la saleté. Il apporte de l’énergie et de la chaleur. Avec la lumière, ils surmontent les ténèbres, et permettent à l’homme de voir. L’Avesta est le livre sacré. Il signifie la Sagesse et la Connaissance. Bien que d’autres textes relatant les pensées, les pratiques, les traditions et les coutumes élaborées plus tardivement, aient été consignées dans l’Avesta, les Gathas, nom donné aux chants de méditation de Zarathoustra, sont les seules paroles révélées par Zarathoustra.
Le zoroastrisme apparaît comme une philosophie de l’environnement avant l’heure puisque la propreté des éléments essentiels à la vie, à savoir l’air, l’eau, la terre et le feu, doit être assurée en tout temps. À propos du bonheur et de la félicité, il y est dit : « Le bonheur appartient à celui qui apporte le bonheur aux autres. »
De même, la religion zoroastrienne considère tous les hommes et toutes les femmes sur un pied d’égalité, indépendamment de leurs opinions, appartenance ethnique, race, nationalité, croyances religieuses, positions politiques. C’est Cyrus le Grand, un roi zoroastrien de la dynastie des Achéménides en 538 avant notre ère, qui proclama la toute première déclaration des droits de l’homme de l’histoire, basée sur ce que Zarathoustra enseignait à propos de l’égalité entre les êtres humains : « Dieu a créé l’homme libre. »
 
 
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